Le Sel, carences, bienfaits, les fausses idées

 sel chlorure de sodiumLe Sel ou chlorure de Sodium, bienfaits, carences et fausses idées : Le Sel, victime d’une erreur judiciaire.

« Les idées fausses sont à la collectivité ce que sont les idées fixes à l’individu : un attachement de l’esprit dont on ne peut se priver sans danger, sans remettre en cause un équilibre mental ou une harmonie sociale ». 

C’est ainsi que je concluais mon second livre » Alimentation & santé au quotidien :

                                           Les idées fausses.

Le sel en est l’illustration parfaite au point d’être devenu un dogme médical repris d’office par la Naturopathie.

Mais sur quoi repose en fait l’assertion prétendant que le sel est mauvais pour la santé ?

La fragilité d’un dogme :

L’inquiétude se fit dans les années 1970 lorsqu’un chercheur américain, Lewis Dahl prétendit détenir la preuve d’un lien entre le sel et l’hypertension car il était parvenu à provoquer une hausse de la tension chez des rats en leur faisant ingurgiter du sodium. On est moins prolixe en ce qui concerne la quantité mangée par les rats et pour cause :
l’équivalent humain de 500 grammes de sodium par jour…
Pour rappel, la consommation moyenne journalière chez l’Homme est d’environ 4 grammes…

De là est né un mouvement anti-sel qui a été l’objet d’une instruction à charge, nos « inspecteurs et enquêteurs » restant fixés sur leur positions et refusant de voir les preuves évidentes innocentant notre compagnon de route ancestral : Le chlorure de sodium(NaCl).

Le refus des évidences conduit forcément à l’erreur judiciaire.

Quelques repères historiques :

  • Jacques Béclard, secrétaire de l’académie de médecine, indiquait en 1860, dans son traité de physiologie :
    « Parmi les condiments dont l’homme fait usage dans son alimentation, le sel marin tient le premier rang. L’homme en consomme en moyenne 12 grammes par jour dans ses aliments et ses boissons, et il ajoute environ, par la préparation culinaire, de 8 à 15 g de sel en nature. Le sel est d’un usage général, et les animaux eux-mêmes le recherchent. Il y a dans le corps de l’homme de 200 à 250 g de chlorure de sodium ou de sels équivalents. Il ne faut pas oublier que, parmi les sels du sang, le chlorure de sodium tient le premier rang, et que son intervention paraît nécessaire à la constitution de ce liquide, en entretenant son alcalinité et en maintenant à un degré déterminé le point de coagulation de l’albumine. »

La position est claire : le sel est la base de l’équilibre acido-basique et de la coagulation du sang.

  • En 1934, Gaston Parturier, professeur d’hépatologie à la faculté de Lille notait quant à lui :
    « Comme, par ailleurs, l’organisme ne peut se passer de chlorure de sodium, que le sel est nécessaire aux fonctions digestives et au maintien de notre équilibre acides-bases, le clinicien devra étudier le bilan chloruré de ses malades de façon à ne pas pousser trop loin les restrictions.»
  • 1946, le Professeur Mach de l’université de Genève, dans son ouvrage intitulé « Les troubles du métabolisme du sel et de l’eau » expliquait la déshydratation extracellulaire par manque de sel et indiquait que ce terme était apparu dans le jargon médical dès 1912.
  • 2012, les Professeurs Philippe Even et Bernard Debré, dans « le guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », page 348 :

« A ce propos, d’immenses controverses courent encore sur le rôle du sel dans l’hypertension artérielle. En tant que cause, son rôle est nul…

Concluons qu’en dehors des hypertendus en insuffisance cardiaque avérée ou menaçante, pour tous les autres, le régime sans sel strict n’a aucun intérêt. »

  • L’Etude INTERSALT sur 52 centres, 30 pays, 10400 malades, conclut ainsi : 60% des hypertendus ne sont pas sensibles à la restriction de sel.
  • Les études de la fondation COCHANTE : 164 publications font apparaitre une hausse de mortalité cardiovasculaire chez les populations suivant un régime sans sel.

De 1860 à nos jours, toutes les bases documentaires font du sel un aliment indispensable et la seule source scientifique disant le contraire est erronée. Mais à quoi sert vraiment le sel ?

Les Bienfaits du Sel : les fonctions biologiques, physiologiques et chimiques du sel

  • Fonctions digestives

Le sel NaCl, apporte le chlore pour permettre à l’estomac de fabriquer de l’acide chlorhydrique et du sodium au foie pour fabriquer les carbonates de sodium de la bile

On peut ainsi déterminer l’état du foie par l’analyse du passage hépatique  de l’eau au travers du rapport Sodium/Potassium

  • Fonction cellulaire

Le Sodium est au cœur du fonctionnement de la cellule et constitue un électrolyte majeur. Il permet au travers des canaux sodiques la prise en charge et l’assimilation des minéraux et vitamines dans l’intestin.
Les Vitamines  C et B, mais aussi le Calcium, Magnésium dépendent du sodium et donc du sel.
Exemple : pour pouvoir laisser passer vers le milieu interne un ion de Calcium, la cellule intestinale est obligée d’absorber 3 ions de Sodium.

  • Fonction rénale

80% du travail rénal consiste en la récupération du sodium.

Qu’adviendra-t-il si le niveau de ce minéral devient trop bas ?

Dans le meilleur des cas, des acidités gastriques, dans le moins bon, de l’hypertension, une déshydratation extracellulaire, une destruction des os, des AVC…

  • Equilibre acido-basique et fonction collagène

Le Chlore est acide, le Sodium, alcalin et l’association des deux dans l’organisme donne le NaCl, un aliment équilibré du point de vue acido-basique.
De plus, le déficit en sel entraîne un blocage de l’information de la structure du collagène et un blocage de l’implantation du calcium dans les os.
Pas étonnant que l’eau du corps humain soit étroitement liée au sel, au point que celui-ci est présent à hauteur de 7 grammes par litre d’eau dans le compartiment extra cellulaire (lieu de prédilection du tissu conjonctif) de l’organisme.

  • Le Sodium, élément chimique de nos 5 sens

Au cœur du fonctionnement cellulaire, le Sodium fait fonctionner nos 5 sens en association avec le Calcium et nos messagers chimiques que sont les hormones.

Pour s’en convaincre, il suffit, par exemple, d’observer le mécanisme de transcription du signal olfactif :

Conclusion

Il est difficile de lutter contre les idées fausses et les préjugés.
La chose devient encore plus ardue lorsque les dogmes de la médecine académique trouvent un écho amplifié chez les adeptes des thérapies alternatives.
On ne combat pas la pensée dogmatique en l’instituant en principe de réflexion et en se figeant sur des raisonnements dépassés.
La démarche en faveur des produits naturels dans laquelle s’inscrit la Naturopathie devrait sincèrement revoir ses paradigmes en matière d’assimilation des minéraux et d’équilibre acido-basique.
Pour plus d’informations, je vous joins les liens vers les articles de mon blog et je vous invite également à découvrir mes formations.

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