Alimentation Equilibrée

L’alimentation a toujours été capitale et le restera. De nos jours malheureusement nous faisons moins attention à ce que nous mangeons car nous sommes toujours pressés, stressés.

Et pourtant des personnes qui ont marquées notre XXème siècle ont insisté sur la valeur de notre alimentation comme le Docteur Catherine KOUSMINE et le Docteur JEAN SEIGNALET.

Le Docteur Catherine KOUSMINE s’est attaquée au cancer et à la sclérose en plaque avec une approche nutritionniste. Elle a dit : « nous sommes faits de ce que nous mangeons », « je suis arrivée à la conclusion que l’attaque du corps provenait de ce qu’il se passait dans l’intestin »
Elle s’est rendue compte que les maladies chroniques semblaient provenir de la façon dont nous nous alimentons.
Elle constate que l’alimentation s’est dégradée au fil du temps de façon pernicieuse provoquant des carences nutritionnelles. Dans sa méthode, dite « Méthode Kousmine », l’alimentation joue un rôle central.

Le Docteur JEAN SEIGNALET est l’auteur du livre « L’alimentation ou la troisième médecine ». Il fut médecin immunologue (hôpital Saint-Eloi, Montpellier), maître de conférences à la faculté de médecine de Montpellier I et est décédé le 13 juillet 2003. Il insista sur l’importance de la façon dont nous nous alimentons en mettant en évidence :

  • L’évolution de l’alimentation au cours des âges (la consommation des laits animaux et de leurs dérivés : fromage, yaourt,…, la consommation de céréales raffinées et transformées, la consommation de plus en plus cuites des aliments et l’absence de crudités),
  • Les modifications apportées par le XXème siècle (la pollution des aliments, le raffinage des aliments entraînant des carences en minéraux et vitamines, l’extraction des huiles à chaud et non plus par première pression à froid).

Il préconise une alimentation dite « ancestrale » c’est à dire :

  • Supprimer les laits animaux,
  • Manger des céréales suivantes : riz, épeautre, sarrasin, sésame et exclure le blé et le maïs,
  • Manger des aliments le plus cru possible ou faire des cuissons à la vapeur douce,
  • Prendre des huiles de première pression à froid, non cuites,
  • Manger des aliments de qualité, biologiques,
  • Supplémenter en compléments alimentaires (vitamines et minéraux) avec des ferments lactiques.

il a dit notamment « La diététique, trop longtemps sous estimée, doit prendre la place qui lui revient dans la thérapeutique des maladies auto-immunes. La fréquence et la profondeur des succès montrent que cette place est majeure. Le régime « ancestral » peut agir seul ou associé à d’autres méthodes, allopathiques ou non conventionnelles. »

Une alimentation équilibrée et saine va devoir prendre en compte les différents facteurs :

  • La qualité de l’alimentation,
  • Les carences alimentaires et les aliments vivants

La qualité de l’alimentation
Il est plus important de manger un aliment de qualité que de manger en quantité. Favoriser la qualité c’est manger des produits qui ont le moins possible de pesticides, de produits chimiques, de dioxine, d’OGM, d’irradiations,…

C’est pourquoi il faut favoriser les produits biologiques si notre porte monnaie le peut. En effet un produit biologique est issu de l’agriculture biologique qui respecte le sol, l’animal et l’homme. Son objectif est de produire des aliments exempts de polluants dans le respect de l’environnement.
Le label ECOCERT est une assurance d’avoir un produit cultivé sans pesticides ni produits chimiques. Les produits transformés sont également contrôlés et les animaux ne subissent pas de traitements hormonaux,…

Il est évident aussi que les produits biologiques ne sont pas parfait mais ils sont mieux que les autres. Le fait de favoriser le biologique permet de contribuer à ralentir et à stopper peut-être un jour la surproduction industrielle.

Concrètement, en favorisant l’alimentation biologique, nous consommerons des aliments possédant :

  • Des teneurs en pesticides et en nitrates plus faibles,
  • Une valeur nutritionnelle plus forte avec plus de minéraux, vitamines et oligoéléments.

les carences alimentaires et les aliments vivants
Il a été constaté que nos repas sont de plus en plus carencés en vitamines et minéraux. En fait cela vient du fait de l’évolution de notre façon de manger. C’est un constat que le Docteur Catherine KOUSMINE et le Docteur JEAN SEIGNALET ont fait (voir plus haut).

Quelles sont les modifications qui ont été apportées au cours du XXème siècle ?

1) les aliments raffinés

Depuis le début du XXème siècle et après 1945 on emploie beaucoup trop d’aliments raffinés. Le raffinage permet à notre société d’augmenter la conservation et le rendement. Les aliments deviennent alors bon marché, cependant avec le raffinage on ôte les fibres, les minéraux et les vitamines.

Les fibres sont importantes pour le transit intestinal, l’intestin. Le manque de fibres favorise la constipation.

Les minéraux et les vitamines présents dans les aliments non transformés, sont nécessaires aux processus chimiques de digestion et de production d’énergie : ils ont un rôle de catalyseurs. Sans ces catalyseurs les processus chimiques s’interrompent à des stades intermédiaires, où les substances produites encrassent l’organisme au lieu de remplir une fonction utile.

Beaucoup de gens suppriment les céréales (riz, blé, avoine, sarrasin, millet, orge,… ) pour cause d’embonpoint en disant que cela fait grossir. Il est certain que les céréales raffinées ou blanches font grossir puisqu’il ne reste pratiquement plus que des amidons à manger. Les petits déjeuners aux céréales raffinées avec adjonction de sucre en effet font grossir. Toutefois, les céréales complètes ou demi complètes possèdent tous les minéraux et vitamines notamment du groupe B qui vont favoriser la digestion, permettre à notre corps d’avoir les éléments nécessaires pour effectuer les différentes phases de transformation de notre bol alimentaire.

Voici une preuve que les compositions sont différentes : en cas de diarrhée tout le monde sait que nous devons prendre du riz car il constipe, en fait c’est du riz blanc. Par contre si vous prenez du riz complet vous aurez l’effet inverse car il y a plus de fibres, qui vont au contraire activer le transit intestinal.

2) Modification de la fabrication des huiles

On constate également qu’il y a une dégradation qualitative en ce qui concerne la fabrication des huiles : extraction à chaud des huiles et utilisation de solvants. Cette technique a comme conséquence de modifier la formule chimique des huiles : on passe d’une forme CIS-CIS qui est bonne à une forme CIS-TRANS nocive pour le corps. De plus à haute température toutes les substances vivantes périssent et par conséquent le rôle que les huiles avaient de réparer les structures cellulaires a disparu.

3) Utilisation des engrais de synthèse

La façon de cultiver a été également changée : on utilise des engrais de synthèse. Or ces éléments absorbés avec les aliments ont dans notre organisme un effet chélateur c’est-à-dire qu’ils capturent les substances utiles pour l’organisme (vitamines, minéraux, enzymes) et les empêchent d’agir.

4) Utilisation d’additifs

On utilise également des additifs comme hydratant, déshydratant, colorant, stabilisant, renforceur de goût qui sont aussi des chélateurs.

5) Augmentation de la consommation de viande

La consommation de viande a augmenté. L’assimilation de la viande produit des déchets : de l’urée et de l’acide urique dont la surproduction fatigue l’organisme.

6) Augmentation de la consommation de sucre

La consommation de sucre a augmenté (soda, bonbon, chocolat, gâteaux,…) et cela acidifie le terrain ouvrant la porte à toutes sortes de troubles chroniques. De plus, dans beaucoup de plats achetés préparés il y a du sucre caché.

7) Alimentation trop cuite

L’alimentation est trop souvent cuite, avec trop peu de crudités. Le fait de trop chauffer les aliments les dénature et les dévitalise. Il ne reste plus de minéraux assimilables ni de vitamines. Au dessus de 110° C il ne reste plus rien de vivant.

Une Alimentation équilibrée s’appuie sur les bases suivantes :

Consommer une alimentation le plus biologique possible en fonction de nos moyens sachant que les priorités sont dans cet ordre : les huiles de première pression à froid, les céréales, les viandes, les légumes et les fruits.

Manger des aliments crus ou cuits à vapeur douce (pas de cocotte minute)
Il faut consommer le plus d’aliments crus possible. Cependant pour les personnes colitiques, ce n’est pas conseillé dans un premier temps, il faut auparavant régénérer les intestins et s’adapter progressivement. Le Naturopathe est là pour conseiller les aliments qui sont favorables pour ce type de personne.
Il faut une cuisson modérée des aliments : la cuisine au wok par exemple est parfaite car la cuisson est mi-cuite, mi-crue et est délicieuse. Essayez et vous verrez.

Augmenter les légumes et les fruits colorés
Les fruits et légumes colorés nettoient le corps grâce aux bioflavonoïdes qui optimalisent les chaînes enzymatiques et ont un effet antioxydant.
Il faut favoriser les jus de légumes ou de fruits (jus de raisin, jus de légumes).
Les courgettes, les aubergines, les brocolis sont des légumes intéressants.
La proportion d’oignons, qu’ils soient jaunes ou rouges, est à augmenter car les oignons ont de très grandes propriétés (antioxydant, antalgique, diurétique, anti-migraineux, anti-inflammatoire) et contiennent des flavonoïdes, de la quercitine, du soufre.

Diminuer la consommation de sucre raffiné
Le sucre raffiné acidifie le corps, entraîne un déséquilibre de la glycémie, et une fermentation alcoolique au niveau des intestins.
Les glucides sont importants pour apporter de l’énergie au corps. Toutefois il est préférable de consommer des sucres lents c’est-à-dire des céréales complètes ou demi-complètes ou légumineuses.

Il est important de savoir que le raffinage des céréales supprime :
50% du fer et du calcium,
75% du phosphore,
100% des vitamines A, E, B2 et 100% des fibres.
Or par exemple la vitamine B est très importante pour la fonction cérébrale et la gestion du stress. Plus on prend de sucre et plus on a besoin de vitamine B.

Diminuer les protéines fortes
Il existe deux types de protéines, celles qui sont issues des animaux et celles qui proviennent des végétaux.
Les protéines animales ont tous les acides aminés nécessaires pour l’organisme mais le taux de purines (qui se dégradent en acide urique) est élevé ainsi que le taux de corps gras saturés (graisses).

Les protéines végétales sont carencées en certains acides aminés mais par contre elles sont riches en vitamines, minéraux et fibres. Pour palier aux carences de certains acides aminés il faut faire une association entre les céréales et les légumineuses (lentille, soja, fève, pois chiche, haricot blanc, haricot rouge,…).
Les proportions idéales sont 4/5 de céréales pour 1/5 de légumineuses.

1 part de légumineuse pour 4 parts de céréales
1 part de d’oeuf pour 4 parts de céréales
1 part de poisson pour 4 parts de céréales

Il est préférable de manger des poissons plutôt que des viandes rouges car les poissons contiennent peu d’acides gras saturés, se digèrent plus rapidement car ils restent moins longtemps dans l’estomac, et apportent des graisses poly-insaturées.

En conclusion, il est préférable de manger des viandes blanches (poulet, dinde, pintade,…) des petits poissons plutôt que les gros, car les gros poissons accumulent plus les métaux lourds.

L’excès de protéines empêche la fixation du calcium. Pour cette raison, la réduction de l’apport protéique est plus efficace en cas de déminéralisation que la prise de calcium.

Chez un adulte il faut manger un plat protéique par jour : viande ou poisson ou oeuf ou légumineuse + céréale.

Favoriser les graines germées
Les graines germées sont des aliments vivants qui contiennent beaucoup d’enzymes, vitamines, minéraux. On peut les mettre en plus dans une salade, ce qui rend la salade originale et en plus c’est très bon pour la santé.

Il existe plusieurs variétés de graines germées : blé, soja, alfalfa, moutarde, radis,… ce qui permet de trouver celles qui vous plairont le plus.

Favoriser les apports d’aliments fibreux
On trouve des fibres dans les légumes crus ou cuits, les fruits, les céréales. Les fibres sont importantes car elles permettent de faciliter l’évacuation des intestins, l’élimination du cholestérol, le ralentissement de l’assimilation des glucides ou sucres.

Manger des huiles de première pression à froid
Il est important de consommer des huiles de première pression à froid et de varier les huiles. Seule l’huile d’olive peut supporter la chaleur. Les autres huiles sont à utiliser crues dans les salades.

Il est important de prendre des huiles qui contiennent des acides gras poly-insaturés. Nous en avons besoin pour fabriquer les prostaglandines qui ont une action anti-inflammatoire, fluidifiante pour le sang. Les meilleurs acides gras poly-insaturés sont les oméga 3 que l’on retrouve dans les huiles de lin, noix, colza, germe de blé et poissons des mers froides.

Il faut prendre des huiles de colza, noix, noisette, carthame, germe de blé, tournesol, pépin de courge, pépin de raisin, sésame,…
Ne prenez pas des grosses quantités d’huile mais préférez des bouteilles d’¼ de litre. Cela a l’avantage de pouvoir varier plus vite les huiles et de les manger plus rapidement car ce sont des huiles qui sont fragiles puisqu’elles s’oxydent facilement et c’est pourquoi elles sont en règle générale dans des bouteilles sombres et qu’une fois la bouteille entamée il faut la conserver au réfrigérateur.

Dans une sauce de salade on peut faire la préparation suivante : 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et 2 cuillères à soupe d’huile de colza ou noix ou … (voir liste plus haut)

Diminuer les aliments acidifiants voire supprimer certains aliments acides
Le sucre, l’alcool, le café, les céréales en excès, le lait, les laitages, et les fromages sont acidifiants.

Nous savons actuellement que beaucoup de maladies sont dues à une acidification du terrain et que l’alimentation moderne favorise la perte de notre équilibre acido-basique. Les acides sont agressifs et corrosifs (le coca cola par exemple est un excellent produit pour décaper les meubles, il sert également lors d’une gastro-entérite pour décaper les intestins).
Les acides sont normalement éliminés par les reins et la peau, mais lorsqu’il y en a trop l’organisme tente de les neutraliser avec les minéraux basiques du corps. Cette solution a ses limites et lorsqu’ elles sont dépassées les acides sont stockés dans les tissus. Il s’ensuit une déminéralisation de l’organisme.

L’acidification n’est pas due uniquement à l’alimentation mais le stress, le manque de sommeil, la sédentarité ou les efforts trop intenses sont aussi responsables de l’acidification. C’est pourquoi il est important de supprimer certains aliments très acidifiants (sucre, alcool, soda, limonade, café, thé noir, gâteaux, bonbons, produits raffinés ou blancs : riz blanc, pâte blanche, lait, laitage, fromage).

On ne peut pas éliminer tous les aliments acides car notre corps a besoin de certains de ces aliments mais ce qui est important c’est, lors d’un repas, de favoriser les aliments alcalinisants et de limiter la consommation d’aliments acides.

Exemple : lorsqu’on prend des légumes verts on peut rajouter quelques pommes de terre pour neutraliser les acides, d’ailleurs regardez nos parents ou grands parents rajoutaient souvent des pommes de terre avec les légumes verts qu’ils cuisaient. Ils ne savaient peut être pas pourquoi ils le faisaient mais c’était du bon sens.

Livres :

« L’alimentation ou la troisième médecine  » du Docteur JEAN SEIGNALET

« L’Homme empoisonné. Cures végétales pour libérer son corps et son esprit » de Daniel KIEFFER

« La méthode Kousmine «  du Docteur Catherine KOUSMINE

« Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus «  du Docteur Catherine KOUSMINE

« Sauvez votre corps » du Docteur Catherine KOUSMINE

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